CRM développé par Lisa Schwarz


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Une nouvelle thérapie du trauma
Le CRM permet de guérir des expériences traumatiques avec une sécurité cérébrale et corporelle suffisante afin que le patient se souvienne, ressente pleinement et intègre la terreur de survie et tous les affects douloureux / intolérables pour que la transformation puisse avoir lieu. Le CRM fournit les ressources et la sécurité nécessaires dans le processus thérapeutique, évitant ainsi de re -traumatiser et de déstabiliser le patient. Le CRM vise à guérir complètement tous les aspects du traumatisme. Cependant, il n’est pas uniquement un outil de gestion des traumatismes. Ce modèle est basé sur l’hypothèse et l’expérience qu’une fois le trauma traité dans tous ses aspects, ses séquelles sont effacées pour toujours. Il est intégré comme une histoire dans la vie de la personne et ne limite plus l’expression de son plein potentiel.

Quels sont les défis de la thérapie du trauma ?
De nouvelles découvertes scientifiques suggèrent que le traumatisme doit être traité à des niveaux plus profonds que ceux auxquels on a accès par la thérapie par la parole, la thérapie comportementale ou d’autres approches thérapeutiques bien établies.
Alors, quel est le défi du traumatisme ?
Ce qui est familièrement appelé trauma dans le langage courant (comme étant une « mauvaise passe”), renvoie à quelque chose de différent en termes cliniques. Par définition, le traumatisme n’est pas la mauvaise expérience elle-même, mais le résultat de cette expérience dans le corps et le mental d’une personne. Dans une situation traumatique, une personne est submergée par une douleur physique et/ ou émotionnelle (affect intolérable), qui est ensuite coincée dans le système nerveux. Puisque le corps entier ne peut pas ressentir constamment cette douleur, elle est déposée dans le subconscient (ce qu’on appelle la dissociation). Cela aura deux conséquences indésirables : d’abord, la mémoire cognitive ne peut plus accéder à la douleur et au souvenir de l’événement traumatique (même si la personne peut se souvenir de l’événement); deuxièmement, les réactions de défense (qui sont les dépendances, les symptômes de la CIM-10, les comportements dysfonctionnels et les relations que les cliniciens traitent quotidiennement) qui se perpétuent dans la vie d’une personne.

Le traumatisme affecte la vie de nombreuses façons. Certaines personnes se sont complètement coupées des émotions, d’autres somatisent et ont des migraines, tandis que d’autres développent des addictions ou de l’anxiété, etc..
En outre, il existe deux types de traumatismes. Le premier type consiste en des expériences traumatisantes vécues lors d’un événement (viol, guerre, accident). Le deuxième type de traumatisme advient au cours du développement de l’enfant. Cela signifie que le traumatisme est arrivé au cours du développement de la personne, en particulier au cours des deux premières années de sa vie. Le traumatisme développemental est le résultat d’un attachement perturbé depuis la naissance ou l’accouchement, que ce soit par un séjour à l’hôpital du bébé sans ses parents, ou le fait que les parents se soient montrés “froids” envers le bébé et l’enfant, ou que l’enfant n’ait pas été désiré.
Bien que le traumatisme développemental soit un traumatisme à part entière, ses conséquences sont tragiques lorsqu’il s’agit de guérir d’autres traumatismes qui surviennent. Ceci est dû au fait que le cerveau humain a besoin de ressentir un certain degré de sécurité et d’attachement pour traiter le traumatisme. Si la sécurité et l’attachement sont exactement ce qui manque, ni les événements traumatisants ni les traumatismes développementaux ne peuvent vraiment être guéris. Le système nerveux fermera ou provoquera des réactions émotionnelles ou même physiques douloureuses en réponse à la tentative d’accès au traumatisme, ce qui rend la thérapie du trauma particulièrement difficile.